Union locale des retraités de la CFDT à Montpellier et dans ses environs.

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Le ministère attentif aux propositions de la CFDT Retraités

vendredi 15 décembre 2017, par SIRVENT

Le 6 décembre une délégation de la CFDT Retraités a rencontré Monsieur Gilles de Margerie, Directeur de Cabinet du ministère des Solidarités et de la Santé, assisté de Madame Mathilde Lignot-Leloup, Directrice de Sécurité sociale, Monsieur Jean-Philippe Vinquant, Directeur général de la Cohésion sociale et Monsieur Philippe Laffon Secrétaire général adjoint du Haut-Commissariat à la Réforme des retraites.
La délégation CFDT était composée de Gilbert Jérôme, secrétaire général adjoint, Ombretta Frache, Yves Vérollet et Bernard Rudeau, secrétaires nationaux.
Cette rencontre a été l’occasion d’évoquer les sujets de préoccupations des retraités et en particulier la hausse de la CSG, et de rappeler les contreparties exigées par la CFDT Retraités : la suppression du prélèvement de 1 % de cotisation maladie sur les retraites complémentaires, la réduction du reste à charge des complémentaires santé et les pistes d’amélioration de l’accompagnement de la perte d’autonomie.

Sur la réforme des retraites
La CFDT Retraités a saisi l’opportunité de faire valoir ses revendications dans le cadre de la future réforme des retraites. Si l’interlocuteur du Gouvernement reste, bien entendu, la Confédération, qui a présenté ses propositions, la CFDT Retraités a porté des sujets qui méritent une attention particulière au regard de la situation des retraités actuels et futurs :
• Le niveau de vie des retraités, dont les moyennes statistiques cachent des réalités moins favorables aux retraités. Nous avons rappelé notre revendication pour un mode d’indexation des pensions (sur les salaires) qui permette d’éviter l’érosion du niveau de vie des retraités tant actuels que futurs. Nos analyses, à ce sujet, sont corroborées encore tout récemment par le Cor, qui souligne une baisse constante depuis 25 ans du pouvoir d’achat des retraités.
• Les inégalités de retraites entre les hommes et les femmes. Nous estimons nécessaire de renforcer les solidarités au sein du système de retraite envers les femmes, tant que la parité sur le marché du travail n’est pas réelle, d’autant plus que ses pleins effets en matière de droits à la retraite ne se concrétisent que sur un temps long.
• La revalorisation du minimum contributif pour garantir, avec l’ajout des retraites complémentaires, un minimum de pension pour une carrière complète, égal au Smic net. Son niveau actuel et son érosion par rapport au Smic ne le permettent pas.
• Les évolutions de pensions de réversion. La réversion interroge aujourd’hui aussi bien sur ses principes que sur son efficacité, compte tenu des évolutions sociétales. Les différences d’un régime à l’autre entérinent des inégalités. La protection des conjoints survivants, qui sont dans leur immense majorité des femmes, revêt un caractère profondément inéquitable : certains conjoints apparaissant particulièrement mal pris en charge, d’autres pouvant bénéficier de situations correctes, voire satisfaisantes. La CFDT Retraités a fait part de ses critiques du système actuel.

Pour une amélioration de la couverture complémentaire des retraités
Pour accompagner la généralisation de la couverture complémentaire santé en faveur des salariés, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2016 prévoyait, pour les personnes de 65 ans ou plus, la mise en place d’une labellisation des contrats de complémentaire santé sur des critères de prix et de qualité. Le gouvernement précédent n’est pas allé au bout de cette proposition.
Pour la CFDT, la situation n’est pas satisfaisante. Plusieurs pistes d’évolution sont possibles sur lesquelles la CFDT Retraités est prête pour une concertation : la reprise de la réflexion amorcée sous la précédente législature avec l’objectif d’aller vers une labellisation de contrats de complémentaire santé sur des critères de prix et de qualité ; une extension de la déductibilité des primes ; une extension de l’ACS ou une utilisation du « panier CMU-C » ; une amélioration de la loi Evin et du décret du 21 mars 2017.
En conclusion, pour la CFDT, une part de la « nouvelle » CSG (1,7 %) pourrait permettre de financer des améliorations de la prise en charge de la complémentaire des retraités.

Sur l’accompagnement de la perte d’autonomie
Pour la CFDT Retraités, la loi ASV doit se décliner au plus près des personnes âgées en perte d’autonomie. Nous avons alerté sur la lenteur d’installation des CDCA. Depuis 15 mois que le décret de leurs compositions est promulgué, il reste encore une vingtaine de CDCA non installés. Pour ceux qui le sont, nous en sommes pour la plupart à la discussion des règlements intérieurs et au défraiement ou non des indemnités de déplacement. Nous avons aussi mentionné les distorsions entre départements sur l’application de l’APA dues pour beaucoup à une interprétation de la grille AGGIR. Nous avons évoqué les problèmes des Ehpad et notamment des restes à charge importants pour les résidents et rappelé que la deuxième partie de la loi ASV sur les établissements reste une revendication forte de la CFDT Retraités.

En conclusion
Le directeur de Cabinet et les représentants des différents services ont été attentifs à nos propositions. Ils ont relevé la qualité des documents produits à l’appui de nos arguments. Les réponses ont porté sur les modalités adoptées pour la réforme des retraites en privilégiant la concertation et sur la loi ASV qui n’a pas encore produit tous ses effets.

Gilbert JÉRÔME, secrétaire général adjoint